Vision

L’Internet Economy Foundation aspire à être un think tank ouvert sur le monde, un conseiller indépendant et un partenaire compétant dans le monde changeant d’internet. Elle souhaite être la voix de l’innovation dans les domaines politique, économique et social, et une source d’informations sur les évolutions les plus récentes. Elle vise aussi à identifier les intérêts allemands et européens dans l’économie numérique mondialisée.

"La concurrence doit rester équitable - dans le monde numérique, comme sur les marchés classiques."
Margrethe Vestager
Commissaire Européenne à la Concurrence

Nos thématiques et positions:

Finance

50 milliards d’investissement pour alimenter la croissance et se positionner à la pointe de l’innovation mondiale! En Allemagne, il est encore trop difficile de trouver du capital risque. Les jeunes entreprises allemandes qui cherchent à se faire une place sur le marché mondial n’ont pas suffisamment d’instruments financiers, notamment lors de la phase de croissance. Si la Silicon Valley existe, c’est notamment grâce aux investissements de l’Etat, qui participe d’ailleurs toujours à son financement. Un investissement de 50 milliards d’euros est nécessaire pour un programme de financement solide –de la part des secteurs privé et public.

Infrastructure

L’avenir a besoin de réseaux haut-débit! La rapidité des connexions est cruciale pour les économies connectées de demain. L’Allemagne et l’Europe ne peuvent pas se permettre de manquer d’ambition en la matière, et doivent dès aujourd’hui réussir le passage à une société haut-débit. La priorité est la mise en place d’une infrastructure de type « Fiber to the home » (FTTH) et de réseaux mobiles 5G haute performance. Les réseaux haut-débit sont les seuls capables de fournir des capacités suffisantes pour nos besoins futurs et de garantir des applications haut-débit à très faible latence dans des domaines comme l’industrie 4.0, l’e-Santé, le divertissement et l’internet des objets.

Concurrence

Adieu monopoles des données! Aucune des vingt plus grandes entreprises du numérique n’a pour l’instant été fondée en Europe. Les opérateurs de plateforme occupent une place particulière dans l’écosystème numérique. La personnalisation et le filtrage leur permettent de contrôler l’expérience individuelle des utilisateurs sur internet, ou sur une partie du réseau. La fragmentation des marchés et le manque d’efficacité des lois antitrust européennes empêchent l’émergence d’une contre-puissance sur le continent pour faire face aux grands opérateurs venus d’Asie ou des Etats-Unis. Pour créer une concurrence équitable, il faut empêcher les abus de position dominante et réglementer de manière adéquate les plateformes qui dominent le marché. Même dans le monde virtuel, les clients ont besoin d’être libre de leurs choix.

Protection des données

Une plus grande souveraineté des données pour les citoyens européens! Des consommateurs avisés doivent pouvoir décider eux-mêmes de l’utilisation faite de leurs données personnelles. C’est un droit fondamental. Nous nous engageons pour des lois et des réglementations adaptées à notre temps, pour garantir la souveraineté des données sans limiter les capacités économiques ni l’innovation. Cela signifie également qu’il est nécessaire de pouvoir différencier les données pseudonymisées des données attribuables à un individu donné. L’utilisation de données anonymisées gagne par exemple en importance dans le domaine médical ou du trafic routier. Il est essentiel de préserver le bon niveau de protection des données offert aujourd’hui en Europe. Des modèles commerciaux et des services capables de respecter les normes européennes strictes pourraient d’ailleurs constituer un avantage compétitif…

Gouvernance politique

Responsabilités claires plutôt que compétences floues! Dans de larges parties du continent européen, le passage au numérique semble être un processus incontrôlé. Sans un regroupement des compétences, les stratégies et les programmes numériques restent de simples promesses. On constate notamment en Allemagne des querelles de clochers entre les différentes agences politiques, qui mènent à une gouvernance politique dysfonctionnelle du monde numérique. Le mot d’ordre aujourd’hui est donc de mettre un terme à cette guerre de clans. Les changements apportés par la révolution numérique sont l’un des plus grands défis actuels en matière de politique sociale : ils doivent donc être gérés de manière harmonisée. L’Allemagne doit par conséquent regrouper les compétences numériques dans un seul portefeuille : celui d’un ministère du numérique.

Culture du numérique

D’une importance égale à l’écriture et à la lecture! Les langages informatiques deviennent la lingua franca de notre ère. Les compétences numériques sont essentielles dans les entreprises et chez les employés pour garantir notre prospérité. Neuf postes sur dix nécessiteront à l’avenir un minimum de compétences numériques. L’Allemagne dispose d’une position de leader en matière de recherche : elle doit être capable de la préserver à l’ère du numérique. Elle y parviendra en suivant le chemin tracé par le secteur de l’automobile et de la mécanique : grâce à des clusters d’excellence public-privés pour l’économie numérique. Il faut donc encourager à la fois la compétence de la main d’œuvre et l’indépendance des consommateurs. L’informatique et les médias numériques doivent être mieux intégrés à l’éducation –et l’école doit enseigner dès l’enfance les meilleures manières d’utiliser les nouveaux médias.

Culture commerciale

Penser en grand, vite et faire preuve d’audace! L’ère numérique nous impose aussi un nouvel état d’esprit en matière d’entrepreneuriat et de prise de risque. Si nous voulons faire face aux défis de la transformation numérique, nous devons être plus courageux, plus confiant en nos propres capacités, et reprendre courage : il nous faut donc une nouvelle culture commerciale.
Seule une mentalité orientée vers la recherche et l’expérimentation peut empêcher qu’une timidité toute allemande ne nous fasse perdre même les positions où nous sommes aujourd’hui leaders au bénéfice des concurrents venus des Etats-Unis. L’Allemagne est pourtant en mesure, grâce à ses performances reconnues mondialement en matière d’innovation, de réussir sa révolution informatique et de tenir son rang parmi les grandes nations du numérique.